Les complications de scarlatine

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Lorsque la scarlatine n’est pas traitée ou est mal traitée, elle peut engendrer certaines complications. Celles-ci surviennent dans de rares cas, mais peuvent s’avérer être graves. A l’origine bénigne, cette infection bactérienne entraîne un amaigrissement du patient pendant la convalescence. C’est à ce moment que les complications de la maladie peuvent survenir.

Évolution et complications de la scarlatine

Ce sont les enfants au primaire qui sont le plus souvent exposés aux risques de complications de la scarlatine. Celles-ci se manifestent durant la convalescence au moment où le patient devient de plus en plus maigre.

La Chorée de Sydenham, le rhumatisme articulaire aigu ou la Glommérulonéphrite Aiguë sont des complications faisant suite à la scarlatine. Classiques, ces complications sont de plus en plus rares depuis l’apparition du traitement aux antibiotiques.
A partir du huitième jour, la dernière phase de la scarlatine commence avec la desquamation. Cette dernière se présente sous la forme d’un malaise débutant sur le tronc de la personne infectée pour finir sur les extrémités de cette partie du corps. Aucun risque de contamination n’est à craindre avec les écailles.

Les complications liées à l’infection médicale

Les angines prolongées et sévères sont aussi des cas de complications de la scarlatine. Elles sont parfois similaires à un cas de diphtérie et laisse croire que le malade en est atteint s’il n’a pas subi une vaccination antidiphtérique. Quant à l’appendicite, elle est considérée comme une complication classique et précoce de cette affection. Les streptococciques ou les septicémies à streptocoque, les otites moyennes et les diffusions métastatiques constituent également d’autres complications de cette maladie. Toutefois, grâce au traitement prescrit actuellement, celles-ci se font très rares.

Les complications graves

Certaines complications de la scarlatine peuvent entraîner la mort du patient en quelques jours. C’est le cas notamment de la glomérulonéphrite aiguë ou le rhumatisme articulaire aigu appelé encore maladie de Bouillaud (voir : https://www.vulgaris-medical.com/encyclopedie-medicale/maladie-de-bouillaud).

On compte également parmi les complications graves de cette infection bactérienne, le coma hémorragique accompagné d’un œdème pulmonaire. La vie du malade est remise en question lorsque ces malaises secondaires apparaissent entre le sixième au vingtième jour.

Bien suivre le traitement

Pour éviter ces différentes complications, il vaut mieux suivre soigneusement le traitement prescrit par le médecin. Le patient doit bien se reposer pour sortir le plus rapidement possible de sa convalescence. Il doit prendre de la pénicilline ou des dérivés comme l’amoxicilline ou les céphalosporines en fonction de l’avis du médecin. L’érythromycine est souvent administrée aux personnes allergiques à la pénicilline.

Afin de détecter la présence d’albumine et protéger le patient des complications rénales de glomérulonéphrite, le docteur contrôlera régulièrement ses urines pendant 4 à 5 semaines. En outre, l’éviction solaire est obligatoire aux yeux de la loi et doit durer quarante jours en France.
Dès lors que le patient respecte la durée du traitement, les cas de complications sont généralement écartés. Il doit néanmoins boire 2 à 3 litres de boissons tièdes par jour, bien se reposer, faire du gargarisme à la tisane de camomille et prendre des comprimés à sucer contre les maux de gorge.