| Switch (2007) |
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Depuis plusieurs créations – (La) Trêves (2004), le Solo WYW (2005), Les Soirées What You Want ? (2006) – mon travail s’est résolument dirigé vers l’exploration de personnages dansants, vers une théâtralité affirmée dans mon écriture chorégraphique, vers des propositions musicales s’alliant à une certaine mémoire populaire… Tout en restant soucieux et attiré par cette notion qui parcourt l’ensemble de mes créations : l’identité. Le travestissement souvent présent dans mes spectacles, ne dissimulait aucunement, jusqu’ici, l’identité originale de l’interprète, mais cherchait bien au contraire, en lui, d’autres possibilités de représentation liées à son intimité… A visage ouvert… Le « visage » est justement primordial dans cette nouvelle aventure chorégraphique. Il ne sera pas travesti, mais c’est lui qui travestira le corps des autres, des corps ouverts à l’identité des autres… Quatre corps masculins, quatre identités masculines, avec leurs ressemblances, leurs singularités, leurs vécus, leurs limites, leurs possibilités à accepter autrui, à se glisser dans un autre, ouverts à une symbiose… Thomas Guerry, Christian Ubl, Philippe Ménard et Thomas Lebrun se prêteront leurs corps, leurs visages, leurs pensées, leurs caractéristiques corporelles… pour se plonger dans un jeu qui explorera les notions de dédoublement de la personnalité, de personnalité multiple. - Quatre corps au service d’un seul Donner à voir simultanément plusieurs états physiques d’un même être, d’une même personnalité, avec la singularité et la spécificité du corps en mouvement de chaque individu. Traverser plusieurs états physiques d’une même créature à travers les physiques de chaque interprète. Pour cela, le masque sera l’une des possibilités concrètes d’exploration et de mise en « situation » qui donnera à voir la multiplicité de pensées, les différentes facettes d’un même interprète, retransmises simultanément par d’autres corps, lors d’un même acte. En effet, quatre masques des quatre interprètes, donc seize masques, voyageront sur les corps de chacun, afin de mettre en avant un langage corporel élargissant le plan de vision, la possibilité de lecture, comme pour faire un plan large sur le focus d’un interprète.
Chorégraphie : Thomas Lebrun
Durée 1 heure 05
Production : Compagnie Illico
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