La trêve(s) (2004)


De la lecture de Notre besoin de consolation est impossible à rassasier de Dagerman, j’aimerais que chacun des interprètes se forme un personnage, un rôle, utilisant tous artifices, costumes et fioritures imaginables, symboles d’une part d’intimité réelle ou imaginée, inventée, brouillée, confuse…

Puis donner corps et mouvements à ces personnages. En faire tout d’abord des gens heureux, joyeux, exubérants, extravertis, loin de toutes réalités, pour arriver en suite à des personnages au bord de la chute, en déchéance retenue, bouillonnants ou dénués de rage face à la fuite perpétuelle de leur solitude, permise par de fausses consolations.

Du personnage que l’on donne à voir, à son intimité. De son intimité, à celle de l’interprète. La danse, le corps en mouvement de chacune des personnes sur scène, se voudra au plus proche d’elles, de leur intime réflexion face à une solitude possible ou déjà rencontrée. Traduire, avec comme seul outil le corps de chacun et ses bagages, la solitude, tout comme le désir d’en réchapper.

Enfin, glisser encore, mais d’une solitude réelle à une solitude entourée : comment un groupe peut traduire l’état de solitude ?

 


Chorégraphie et scénographie : Thomas Lebrun
Interprètes : Anne-Emanuelle Deroo, Murielle Elizéon, Thomas Guerry, Stéphane Imbert, Virginie Lauwerier, Bérénice Legrand, Nicolas Martel, Angèle Micaux, Cristian Ubl

Musiques : Frank Lambert

Lumières : Régis Montambaux

Costumes : Jeanne Guellaff

Le projet bénéficie d’une résidence de création et d’une coproduction du Vivat d’Armentières Scène Conventionnée théâtre et danse, d’une résidence de création et d’une coproduction de l’Equinoxe, Scène Nationale de Châteauroux, du Soutien de Lille 2004, Capitale Européenne de la Culture. Avec le soutien du Centre national de la danse - Pantn (accueil studio) et du Manège, Scène nationale de Maubeuge.