| Sol Sehen (2005) |
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Tout démarre d’un chant populaire hongrois et d’une improvisation publique sur cette musique… D’un état difficilement qualifiable face à l’actualité… Contenir, hurler, retenir, souffler, ramper, Coup de feu, violence, crainte, force, guerres. Un attrait particulier pour l’expressionnisme allemand et ses femmes (ce n’est pas par ce que les costumes seront sobres que…). Une pensée particulière pour la petite fourmi que j’écrase sans même m’en apercevoir : elle, tout en bas, m’avait-elle vu ? A-t-elle eu le temps de regarder en l’air ? Homme, femme ou fourmi, je doit vite bouger Combien de temps met une bombe pour tomber ? Il ne s’agit pas d’un point de vue sur l’état du monde, de ses guerres, de ses douleurs… Mais d’une réaction personnelle et singulière face à tant de faits, d’images et d’incompréhensions. Mélange de souvenirs des souvenirs de ma grand-mère et des anciens, de transmission populaire, de l’actualité et de sa violence physique et mentale, de mon impuissance, de ma résistance… Des gestes qui parlent, des postures qui crient, des arrêts qui hurlent, des chants qui dansent d’eux-mêmes… Comme un expressionnisme masqué, une douleur sereine, une parole possible…
Chorégraphie et interprétation : Thomas Lebrun Production : Compagnie Illico
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